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Rendez-Vous 2017 Tall Ships Regatta Race 2, Report 4: News from the Crews as Las Palmas Approaches


Posted on: 05.05.17

As the Tall Ships fleet are continue to close in on Las Palmas for their 48 hour stop over, we have series of updates of life on board on this epic Transatlantic leg of the Rendez-Vous 2017 Tall Ships Regatta

Before we check up on the progress on board the Tall Ships with updates from across the fleet, check out the latest standings in Race 2 with YB Tracking’s latest leaderboard results.

LATEST STANDING ON CORRECTED TIME (HANDICAP):

  1. Jolie Brise (UK)
  2. Blue Clipper (UK)
  3. Wylde Swan (The Netherlands)
  4. Spaniel (Latvia)
  5. Vahine (Finland)
  6. Peter von Danzig (Germany)
  7. Atyla (Vanuatu)
  8. Rona II (UK)
  9. Belem (France)
  10. Sagres (Portugal) – Retired

Note: Positions and placings are correct at time of writing. Check out YB Satellite Tracking for the latest information.

With the Tall Ships fleet well underway in Race 2 of the Rendez-Vous 2017 Tall Ships Regatta, updates from Belem (France), Rona II (UK) and Wylde Swan (Netherlands) bring exciting stories and interesting sailing tactics from life at sea.

News from the crew of Belem

Whilst enjoying the festivities in Sines, Portugal, we caught up with Belem’s (France) new crew members, who had an exceptional and inspirational story to tell. We received an update as they were sailing from Sines to Las Palmas as part of an all-female crew that you can read (French) in Race Report 3.

We received a further update of their progress on the way to Las Palmas overnight…

Jour 5: 3er Mai

“Gaël nous réveille avec la délicatesse d’un charpentier. Craignant le froid de la pleine nuit, nous enfilons tout ce qui peut tenir chaud: Chloé empile deuxième peau, jean et pantalon de pluie avant de monter sur le pont. Les nuits sur Belem sont fraîches. Parées à prendre le quart ? Parées ! Comme à notre habitude, nous nous répartissons en trois équipes: veille, dispo et barre. Il nous faudra tenir 4 heures. Nous sortons à pas de loup, afin de ne pas réveiller les autres gazelles. Le temps prend une autre dimension à bord, notre vie est rythmée par les quarts. Nous perdons la notion du temps: oubliées montres et portables, nous nous en remettons aux réveils des gabiers ou des autres gazelles et à la cloche pour les déjeuners et dîners.

“Le ciel est particulièrement dégagé et la magie de la nuit opère à nouveau. Encore pour la première fois pour toutes les gazelles qui n’avaient  pu participer la nuit précédente. Allongées sur l’avant du bateau, nous sommes happées par ce spectaculaire spectacle d’étoiles. Morgane se croit sur le bateau de Peter Pan. Chacune prépare un vœu en guettant la prochaine étoile filante quand une météorite lente et lumineuse déchire le ciel. Infinikif (plus que parfait)! La voie lactée se dessine parfaitement. Tanguy, le second capitaine s’amuse de notre crédulité. Et non, ce n’était pas la lumière du phare de Gibraltar mais plutôt l’éveil de Vénus qui luit extraordinairement fort. Il s’y connaît en constellations et nous emmène en voyage stellaire : le Cygne, Cassiopée. On peut même observer la Galaxie Andromède à l’œil nu ce soir.

“La connexion avec la terre est coupée. Nous sommes seules avec nous-mêmes. Belem nous plonge dans une introspection. Notre commandant nous dit que nous ne serons plus les mêmes après cette expérience en mer. Nous en sommes désormais convaincues. Entre confidences, fous rires, silences… Carine nous confie que ce sera la première fois en 29 ans qu’elle ne pourra pas souhaiter l’anniversaire de son papa. Alors Jean-Paul, si vous lisez ces lignes, Carine vous embrasse fort, et toutes les gazelles se joignent à elle pour vous souhaiter un très bel anniversaire!

“6h30, nous sommes à deux doigts de faire la danse du soleil pour gagner le pari lancé par Tanguy sur l’heure du levé  de soleil. Ce sera finalement 6h47, et une émotion indescriptible lorsque surgit des flots l’astre rouge. Yvan Bourgnon nous l’avait dit : le lever de soleil pour un marin est comme une petite résurrection.
La journée avance, nous avons trouvé notre rythme. Chacune ses tâches, chacune ses occupations. Un cours de matelotage s’organise avec Mathieu à l’avant. Nœud de 8, nœud de chaise, nous sortirons de Belem en ‘Mac Giver’.

“Aujourd’hui c’est grand bleu mais pétole. Belem est à l’arrêt, il paraît même qu’il recule… ce n’est pas comme ça qu’on va gagner la course! On fait chapelle, c’est-à-dire que le vent nous vient de face et que nous sommes scotchées. Nous tentons pendant 2 heures de multiples manœuvres pour faire avancer le navire. Géraldine propose même de créer une 23e voile… Peine perdue, il va nous falloir être patientes et attendre des vents plus propices. Naviguer, c’est s’adapter disait le commandant Perry. Alors nous nous adaptons. Thomas et Yann nous proposent d’enfiler à nouveau les baudriers pour aller crapahuter sur beaupré c’est-à-dire à la pointe extrême du navire. Perchées au-dessus de l’eau, nous avons l’impression de chevaucher le monde!

“Ca y est le vent est de retour et nous reprenons notre route vers le sud-est . Nous sommes à 125 miles soit 230 km de Casablanca, l’air s’est adouci. Toutes les gazelles sont désormais sur pied. Séverine expérimente  le sparadrap sur le nombril, une des nombreuses techniques pour lutter contre le mal de mer, et il semblerait que cette fois soit la bonne. ‘Parce que ça fait deux jours que j’ai pour seul horizon le fond d’un seau et ma bannette’.

“Géraldine nous réunit sur le pont: les Bélémiades sont lancées. Une sorte d’olympiade en mer. Plusieurs équipes sont constituées. IL nous faudra trouver un nom et relever plusieurs défis jusqu’à la fin de la traversée : quiz, ‘selfie’ avec le commandant, chasse au trésor… L’objectif : apprendre à encore mieux nous connaître en dehors des équipes de quart, et nous amuser. Et nous nous amusons beaucoup sur le Belem. L’équipage a toujours le bon mot ou des blagues de marin à raconter. Kenan, aussi surnommé le prince Charles de Belem, nous réunit pour un exposé sur le transport maritime des chevaux, son sujet de mémoire. Nous sommes attentives à ses explications quand soudain, des bruits de chevaux nous parviennent. C’est l’équipage qui passe en trombe devant nous, imitant la cavalcade. Nous partons d’un fou rire.

“La vie est douce sur Belem, la vie est belle sur Belem.”

News from the crew of Rona II

“There once was a boat called Rona,

A little bit faster than Shona,

She entered a race,

But lost her pace,

When the main sail fell upon her” – Blue Watch, Leg 2

“After months of anticipation and preparation the girls of Leg 2 finally got their feet on Rona’s deck in Sines (Portugal). The challenge really started with stowing the food and making things absolutely ready to cross an ocean in a very short space of time. Some delicious Portugese custard tarts from Charlie Clark of leg 1 were greatly appreciated!

“The following evening the parade of sail was an appropriately obnoxious affair with the crew lined up on the deck, armed with whistles and their decibel voices, cheering on the other ships with our notorious Rona spirit. The race start was pushed back until 7:30pm and even then we were yelling at the guys on the start vessel letting them know “Whooo we aaare!” and “Wheere we come from!”.

“It was all going to plan (mass seasickness included) until a sleepy and sicky Blue Watch were snapped awake by the whoosh and crack of main sail cars falling down the mast. ‘I honestly don’t think I’ve ever moved so fast in my life’ said Katie Simmons, a professional speedy mover. The huge sail hung like a broken wing over the port side but it was hauled over and neatly bagged on to the boom within 5 minutes. It’s amazing what adrenaline can do. Sadly, Rona’s pace dropped dramatically and we all stood scratching our heads about the mystery halyard eater at the top of the mast.

“As dawn broke on day two (May 2nd) Mark Williams (WO White Watch) prepared for his mission: to recover the halyard in the mast and investigate what had caused it to chafe away. Ripping off his shirt and grabbing some sick bags he was safely hoisted to the top of the mast. 85ft above the water line Mark
was alone with 5 bags of his own sick, a fishing line and the unrivaled bravery of a man prepared to stay up there until the task was complete.

“After 98 minutes Mark returned to the deck greeted with a hero’s welcome. ‘That was heroic’ said Len the Skipper. 85ft for mankind, one giant leap for Scousers. At last Rona was able to sail again and recover the distance lost… or so we thought. Disaster struck again at 1 am when the main halyard once again failed. By now the challenges were building up as problems with the sat phone, MF radio and fresh water system quickly came to light but, the spirit of Rona II was never broken!

“The seasickness was finally waning on day three and good news from Len & Chris raised the crews spirits: there would be a rigger at Gran Canaria to fix the mast! The good news didn’t stop there, Mark was once again hoisted to fix an externally run halyard on the mast. By the end of the day Rona was
flying again on some beautiful unforecast close-hauled sail.

“Since then the main is still up! The night watches have had no nasty surprises, and singing and cakes kept the watches buzzing as we overtook Wilde Swan (somewhere out there). Although Rona may seem pretty alone out here, few ships have been spotted closer than the hazy horizon, we’ve had dolphins, turtles and even a collared dove top to say ‘Hi!’.

“Now on Day 5 it’s safe to say that the food has been on an upward trajectory since the start (although we haven’t managed to beat the custard tarts yet) A highlight has been the lunch made by White Watch, pulled pork buns and Morrocan cous cous (very appropriate as that’s the nearest land!). Top tip from Alexa on how to make that perfect, crusty, well risen ciabatta bread: use the right amount of yeast, twice proof, bake, enjoy. No more About A Boy duck bread here!”

NEWS FROM THE CREW OF WYLDE SWAN

LAT:

31 31N LONG: 12 04W

COG:

180  SOG: 6 KN

WEATHER:

Wind 8 kn, Dir W(S)W

“Day 4 of the race to Bermuda. (but first to our compulsory 48 hour stop in Las Palmas)

This day has been a challenge.

“As we say in dutch. ‘De wind kwam ons niet aanwaaien’ which could translate asree translate as ‘the wind did not blow itself to us by running horses’. Or maybe one you know a better translation. Comments are welcome of course.

“The local weather system has a lot of patches with light wind. or none. With every weather forecast they are somewhere else. Very exciting, but hard to make a plan though.

“During the night we had to sail a bit more east then we had hoped. A front came by with some good winds, We waited to tack as the wind turned. The team did a splendid job.

“A few hours of great sailing and then, just like that all wind completely stopped.

“Flapping sails. A thing that every sailor hates! Now it’s all about patience and a good dinner. Desperately we sacrificed some of our most precious chocolate to the wind Gods. Then just after sunset a bit of wind came again.

The night will be light and soft. Hopefully we’ll be able to make it more west.

“Tomorrow, where will we be? Have we passed Lanzarote? Will we be at the east or the west?

“Only the future will tell.”

FOLLOW THE FLEET

Watch the action as it happens and follow the fleet’s progress using YB Satellite Tracking .

GET INVOLVED

You can still be part of this adventure of a lifetime. Berths are available for Race 3 (from Bermuda to Boston) onwards.Why wait? Secure your place today. Check out the available places on our Rendezvous 2017 Tall Ships Regatta event pages.

Photo: Jolie Brise (UK) getting ready to cross the start line of Race 2 off the coast Sines, Portugal (featured image and banner image).